L’annonce d’un titre comme Age of Empires III,
ça faitévidemment du bruit dans le monde du jeu vidéo, surtout pour les
PCGamers. Si on ne passe pas ses journées à massacrer du terroriste sur
Counter-Strike et que l’on s’intéresse un minimum à la Stratégie en Temps Réel, il est évident que ce titre chante bien à nos oreilles.
Pourtant,
certains distinguent une fausse note : tout les testeursl’ont
relativement bien noté mais on entend également beaucoup decritiques.
Après que vous ayez lu les tests des professionnels, lisezdonc un test
amateur, réalisé par un fan, qui lui se laisse envoûterpar la magie du
jeu et qui n’en a que faire si la configuration estbien gourmande.
Car en effet, pour faire tourner Age of Empires III
àfond, il faut s’armer d’une machine de guerre. Modestes configs,
nedésespérez pas ! Car les autres testeurs ne l’ont peut-être
pasremarqué, mais on peut diminuer les graphismes et autres effets tout
engardant un jeu sublime et bien au-dessus de la moyenne
graphiquementparlant. J’ai moi-même une configuration moyenne, et les
décors mesurprennent à chaque partie, le moteur Havok m’impressionne dans chaque bataille, le souci du détail étant présent partout.
Pour découvrir le jeu, mieux vaut commencer par la campagne.J’avouerais
que je l’ai trouvée sympa au début mais casse-pieds à lalongue,
notamment certaines missions particulièrement contraignantes.La
campagne est divisée en 3 actes, et comporte en tout 24 scenarii.Certains ont reproché l’aspect trop linéaire de la campagne, je leursignalerais aimablement qu’il en est de même pour tout les Age of Empires et Age of Mythology sortis à ce jour. J’en entend déjà s’écrier : « Il faut bien innover ! ». A ceux-là, je leur répond qu’Age of Empires IIà
fait un des plus beau carton de l’histoire du jeu vidéo, sansquasiment
aucune innovation par rapport au premier. Et sur ce point là,Age of Empires III innove 100 fois plus sur le II que le II sur le I.
Revenons
à nos mousquetaires et parlons de l’aspect historique de lacampagne :
rien, que dalle, niet, nada. Moi qui comptais enrichir maculture
générale sur la colonisation de l’Amérique c’est raté.Peut-être que
représenter les batailles historiques aurait fait trop descenarii
éparpillés ? Je ne sais pas, toujours est-il que si l’onachève
l’aventure de la famille Black,c’est juste pour se
familiariser avec le jeu, ou, si possible, que l’onai accroché à
l’histoire, malheureusement assez répétitive.
Pour ma part je pense que la campagne est ce qui est le moins bien réalisé dans le jeu.
Une fois la campagne finie ou lâchée, on peut s’attaquer à l’éditeur de scenarii pour les créateurs en herbe ou au mode escarmouche.
L’éditeur de scenarii
est un éditeur tout ce qu’il y ades plus complet avec déclencheur,
cinématique et tout le tralala. Parcontre il est déconseillé aux
anglophobes : je ne sais pas si c’estpour rendre hommage à Age of Mythology, mais il est moitié français, moitié anglais.
Le mode escarmouche permet de défier l’ordinateur sur 5 niveaux de difficulté : bac à sable, facile, moyen, difficile et expert.Inutile
de dire qu’il n’y a qu’en expert où l’IA triche comme un noobque l’on
rencontre de la difficulté. Vous pouvez donc faire évoluervotre ou vos
métropoles contre l’ordinateur ici, et vous aurez lesmêmes pour jouer
contre un ami en LAN ou par IP direct.
On en vient donc au point le plus important d’Age of Empires III : Le principe de la métropole (Home City = HC), de ses cartes, levels et expériences.
Dans
chaque partie, lorsque vous amassez des ressources, entraînez
desunités, construisez des bâtiments et remportez des batailles
vousgagnez de l’expérience. Vous pouvez en effet pendant vos
partieslorsque vous avez assez d’expérience demander des renfortsde
votre HC : colons, ressources, technologies, soldats ou mêmebâtiments
(livrés sous forme de chariots). Au fur et à mesure desparties, votre
HC va monter ses levels et vous pourrez débloquer desrenforts
(présentés sous forme de cartes) plus utile, comme plus desoldats d’un
coup, plus de ressources ou encore de meilleurestechnologies. Ainsi
vous vaincrez plus facilement l’ennemi et pourrezadmirer le visage
déconfit de vos amis quand ils verront que leur HClevel 5 va affronter
la votre level 30.
Un autre point important qu’il serait stupide d’oublier avant de parler du multijoueur : les amérindiens.
Dans
l’Histoire, les conquérants du Nouveau Monde en ont fais de lachaire à
canon, les ont exterminés plus ou moins involontairement. DansAge of Empires III,on
vous propose d’abord de vous allier à eux pour ensuite les mener
aucasse-pipe en explorateur ou unité d’appuie. Cependant, lorsque
deuxjoueurs s’affrontent à force égale, l’alliance avec les
amérindienspeut s’avérer utile, car, comme les navires, les amérindiens n’occupent pas de place en population.De
plus, un joueur jouant avec les Français et ayant une HC élevée(level
35 par exemple), se trouve dans les meilleures conditions pouravoir de
puissants guerriers amérindiens.
Les nostalgiques d’Age of Empires II pourront regretter la disparition du commerce entre allié, mais Age of Empires III a bien remédié à cela. En effet dans les games en 1vs1, personne ne pouvait faire du commerce. Et si on a vu dans Age of Mythologyles
civilisations faire du commerce avec eux-mêmes, moi je ne
peuxm’empêcher de penser que ça fait un peu idiot. On nous propose donc
defaire du commerce avec les amérindiens ! On peut construire des comptoirs sur les routes commerciales indiennes,puis
choisir si l’on veut récupérer de l’or, du bois, de la nourritureou de
l’expérience. Pour accélérer la cadence du pauvre amérindien quise
trimballe son travois, on peut améliorer la route commerciale avec une diligence, puis le chemin de fer.A
noter que les pauvres unités se trouvant sur la voie ferrée lorsquele
train passe seront littéralement traversées par le cheval de fer,sans
subir le moindre dommage… vivement un patch correcteur !
Parlons maintenant du multijoueur. C’estcertainement l’aspect le plus
intéressant du jeu, de pouvoir se mesurerà des personnes du monde
entier. Tout d’abord, sachez que la HC sur ESO(Ensemble Studio Online)
n’est pas la même que contre l’ordinateur,c’en est une de plus à faire
évoluer.
Sur le multijoueur comme en escarmouche, vous avez deux types de partie : la Suprématie, qui consiste à partir de rien pour arriver à tout et le Combat à mort, qui consiste à partir de tout pour arriver vainqueur.
Ces
deux modes étant assez complémentaire, je pense que les
mauvaiseslangues peuvent attendre une future expansion (enfin, j’espère
!) pourvoir arriver d’autres modes de jeu. De plus, en sachant que les
HC pourles combats à morts et Suprématie ne sont également pas les
mêmes, jene pense pas que beaucoup de monde va vouloir se donner la
peined’upgrader 4 ou 5 HC en même temps.
Pour
les aventuriers qui veulent étendrent votre empire sur le net,sachez
que la place est à la rapidité, la découverte de la carte et destrésors
bonus, et l’expansion rapide. Ne comptez pas rester 1 heuredans votre
coin à développer votre ville en attendant d’attaquer.
Pour jouer en réseau, ESO a une interface claire et soignée, en français, et s’y retrouver n’est vraiment pas compliqué.
Je terminerais mon test par la bande son du jeu.Un rapide descriptif
des dialogues de l’IA hors campagne : pour notrepropre civilisation, on
a le droit aux mots de la langue même. L’IA ades paroles à peu près
intelligentes et réagie, tenez-vous bien, enconséquence de ce que l’on
demande ou fait ! Ainsi un jour Napoléon m’afélicité après que j’eu
ramassé un trésor, ou encore la Reined’Angleterre m’a dit de continuer
quand je suis passé à l’âge II enpremier.
Pour la musique, je dirais
tout simplement sublime. J’avoue écouter labande son de l’édition
collector en boucle depuis que j’ai le jeu. Cen’est pas du Nightwish,
mais j’adore.
Pour conclure cette heure passée à rédiger le
test alors qued’autres occupations plus intellectuelles seraient mieux
appropriées,je dirais qu’Age of Empires III est un jeu à se procurer absolument pour les amateurs de RTS, et même pour les autres qui veulent découvrir d’autre horizons.
Test fourni par SHEJ avec son accord